Trois Hommes, Une Nation en Ruines

Corruption, Trahison et Incompétence : Comment une élite a sacrifié un pays sur l’autel du pouvoir et du profit
L’histoire des nations se résume souvent à des choix : bâtir ou détruire. La République Démocratique du Congo (RDC), ce titan d’Afrique aux richesses colossales, s’effondre sous le poids de la corruption, des conflits armés et de l’impunité. Derrière cette déliquescence, trois hommes : Joseph Kabila, Corneille Nangaa et Félix Tshisekedi, dont les actions ont plongé le pays dans une spirale infernale.
Joseph Kabila, au pouvoir durant 18 ans, n’a jamais réussi à construire un État fonctionnel. Il a légué une nation vulnérable aux prédations étrangères, laissant l’Est sous le contrôle rwandais. Corneille Nangaa, l’homme des élections truquées de 2018, est aujourd’hui à la tête d’une rébellion armée, incarnant une trahison absolue. Félix Tshisekedi, parachuté au sommet grâce à un accord occulte, multiplie les erreurs stratégiques, enfermant le pays dans un cycle d’instabilité.
La tragédie congolaise ne se limite pas à l’ingérence étrangère. Elle est entretenue par une élite nationale corrompue qui collabore avec ces forces extérieures. Si la RDC disposait d’institutions solides et d’une justice indépendante, ces trois hommes seraient jugés pour haute trahison.
Joseph Kabila : L’Héritage Empoisonné d’un Pouvoir Captif
Pendant 18 ans, Joseph Kabila a eu la possibilité de transformer la RDC. Il a préféré perpétuer le système prédateur hérité de Mobutu, verrouillant l’État par la force et la corruption. Sa stratégie cynique a consisté à maintenir un État délibérément faible, afin que personne ne puisse remettre en question son règne.
L’un des choix les plus calculés de Kabila fut la mise en place de Félix Tshisekedi. Pourquoi Tshisekedi ? Parce qu’il était perçu comme le maillon faible de l’opposition, un homme malléable qui permettrait à Kabila de conserver l’ombre du pouvoir. Cette manipulation électorale a mené à un échec cuisant. Kabila avait sous-estimé la désorganisation de son propre système et l’incompétence de son « successeur ».
Son passif est accablant :
- Un état majoritairement infiltré par des officiers rwandais, signant des accords facilitant l’occupation de l’Est.
- Une corruption endémique, avec des milliards de dollars détournés par son clan, tandis que la population sombrait dans la pauvreté.
- Une stratégie de survie politique, qui a privé les Congolais d’élections transparentes et d’un avenir stable.
Joseph Kabila n’a pas simplement échoué à construire un État ; il a délibérément orchestré son affaiblissement, pour en faire un outil de pouvoir personnel.
Corneille Nangaa : De Fraudeur électoral à Chef de Guerre
Corneille Nangaa incarne l’opportunisme politique sous sa forme la plus cynique. Hier, à la tête de la CENI, il a supervisé l’élection frauduleuse qui a imposé Tshisekedi à la présidence. Aujourd’hui, il dirige une rébellion armée avec l’AFC/M23. Peut-on vraiment croire qu’un homme qui a aidé à détruire la démocratie peut maintenant prétendre la « libérer » ?
Sous sanctions internationales pour avoir entravé le processus électoral et détourné des fonds, il est le parfait exemple de l’impunité qui gangrène la RDC. Ce système perverti permet à un individu de truquer une élection un jour et de prendre les armes le lendemain, sans jamais être inquiété.
Félix Tshisekedi : Un Leadership Sans Cap
Félix Tshisekedi n’a pas accédé au pouvoir par le suffrage populaire, mais grâce à un « deal à l’africaine » avec Joseph Kabila. Son mandat est une suite d’erreurs stratégiques, d’improvisations et de compromissions.
- Une diplomatie coûteuse et inefficace : Des voyages incessants sans résultats tangibles.
- Une instabilité politique permanente : Une rupture brutale avec Kabila, conduisant à un désordre institutionnel.
- Un aveuglement face à la menace du M23 : Sollicitant des troupes étrangères sans stratégie, affaiblissant davantage la souveraineté nationale.
Tshisekedi symbolise un État fragile, incapable de prendre des décisions souveraines et stratégiques. Il agit en pompier pyromane, multipliant les crises qu’il peine ensuite à éteindre.
Si la RDC était un État de droit, ces trois hommes seraient jugés pour haute trahison. Leur héritage est un pays sans armée digne de ce nom, une économie pillée et une jeunesse sans avenir.
Mais l’espoir demeure. Les Burkinabés ont chassé Compaoré, les Tunisiens ont renversé Ben Ali, et les Égyptiens ont mis fin au règne de Moubarak. Pourquoi la RDC ne pourrait-elle pas se libérer de l’occupation étrangère, des rébellions et d’une élite corrompue ?
L’avenir de la RDC ne repose pas sur des figures comme Kabila, Nangaa ou Tshisekedi. Il repose sur une jeunesse déterminée, une société civile éveillée et une volonté collective de changement. Le chemin sera long, mais il est inévitable.
Un Pays, Trois Généraux et Zéro Visionnaire
L’histoire de la RDC ressemble aujourd’hui à un mauvais soap opera où les mêmes acteurs jouent différents rôles en boucle : président aujourd’hui, chef rebelle demain, et pourquoi pas missionnaire le mois prochain ?
Il y a quelque chose d’absurde dans cette tragicomédie politique : un président sans vision, un ex-président silencieux qui se réveille soudainement pour accuser son t.
La vraie question est donc : combien de saisons supplémentaires ce scénario va-t-il encore durer avant que le peuple ne change définitivement le casting ?
Car après tout, la RDC n’est pas condamnée à revivre éternellement la même tragédie. Un jour, le rideau tombera sur cette farce politique. La seule inconnue, c’est : qui écrira le prochain chapitre ? Le peuple ou une nouvelle génération de charlatans politiques ?
L’histoire attend.